Montréal, Octobre 2011, je marche dans la rue quand face à ce visage familier que je ne connais pas, je suis frappée par la liberté exprimée par son corps.

En une fraction de seconde, ce visage devient multiple et je veux savoir qui ils sont. Je fais d’abord la connaissance de Kimura qui m’emmène un soir au Phoenix où je commence à photographier.

Mon geste devient compulsif, j’y retourne dès que je peux. Certains habitués deviennent des amis et je commence à rencontrer le milieu underground de Montréal. J’aime ces visages que je prends au flash et de manière très rapprochée. J’aime sentir la fête, la danse, la musique, sentir mon corps parmi la nuit ; cette sueur indélébile.

Cette nuit où, face ouverte des possibles et des expressions libres, notre part de vérité se délie et nous entraine vers cet autre que moi. Je suis eux, ils sont moi et très vite on me surnomme « the dancing photographer ».